PASSION SHEILA

En concert : 10 janvier 2015 à Bourbon-l'Archambault (03) ; 18 janvier à Reims-Tinqueux (51) ; 24 janvier à Chevigny-Saint-Sauveur (21) ; 14 mars à Forges-les-Eaux (76) ; 15 mars à Peronne (80) ; 28 mars à Montigny-le-Bretonneux (78) ; 25 avril à Larajasse (69)...

mercredi 6 février 2008

Sheila dans "France Soir" du 6 février 2008.


Sheila dans "France Soir" n° 19714 du mercredi 6 février 2008.

Rencontres - Ecrire pour un chanteur
Canal +, 22 h 30


par Emilie-Anne Jodier, le mercredi 6 février 2008

Ils sont chanteurs, ils sont réalisateurs. Ils se sont croisés. Cela donne un numéro original de la collection.
Tous les ans, Canal + veut donner un coup de pied dans la fourmilière de la création. Une occasion de laisser leur chance à de jeunes réalisateurs qui, si tout se passe bien, verront leur prochain projet financé par la chaîne cryptée. Et c’est d’ailleurs tout le mal qu’on leur souhaite.

Cette année, la création s’est amusée à faire jouer les chanteurs. Jouer n’est pas chanter, et leur rôle est bien ici de se glisser dans la peau d’un personnage le temps d’un court-métrage. Le résultat est à la fois surprenant et éclectique, touchant et novateur. Il y a quelques mois, Canal+ lançait un appel d’offres et encourageait de jeunes réalisateurs à écrire un petit rôle pour un chanteur. Sur les centaines de scénarios reçus, huit artistes ont fait leur choix, parfois pour conforter leur image, parfois pour la bousculer. C’est ainsi qu’on peut voir le chanteur belge Arno en amateur d’oiseaux perdu dans un monde où les grands bavards ne sont pas bien accueillis. Ou encore Alain Chamfort en voyeur dans Chang Juan, un court-métrage où il se lance pour la toute première fois dans l’expérience de comédien. Autre petite curiosité, Sheila en « Desperate Housewife » filmée par une réalisatrice américano-cubaine. Un mélange des genres qui donne envie de creuser un peu le personnage. Ou les personnages.

Source d’inspiration
Car il n’était pas évident de donner la parole à des artistes qui, pour la plupart, n’ont pas l’habitude de jouer un rôle. Source d’inspiration pour les réalisateurs, les chanteurs se sont prêtés au jeu de la comédie, histoire de casser un peu leur image. C’est ainsi que la réalisatrice Katia Lewkowicz a transformé la « fausse image » de Benjamin Biolay en faisant de lui un trentenaire à la recherche de l’amour. Et l’artiste de préciser que, dans cette aventure, il ne se sentait pas « seul contre tous », contrairement à la musique où, sur scène, il doit faire face à son public. Le travail d’équipe, ça a son charme aussi. Et les chanteurs s’y sont prêtés avec bonheur, révélant le talent de jeunes réalisateurs au futur prometteur. Les courts-métrages seront diffusés ce soir à partir de 22 h 30, sur la chaîne cryptée, précédés d’un entretien entre le chanteur-acteur et le cinéaste.

Edition France Soir du mercredi 6 février 2008 n°19714 page 19

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mardi 22 janvier 2008

Sheila dans "France Soir" du 22 janvier 2008.


Musique - Sheila n’en finit pas de revenir

“Je n’ai jamais autant chanté de ma vie !”

Propos recueillis par Nicolas Palita, le mardi 22 janvier 2008 à 04:00

La chanteuse sort un CD et un DVD de son dernier spectacle. Sans nostalgie elle évoque son parcours.

FRANCESOIR. Pourquoi avez-vous décidé d’enregistrer un DVD de votre concert ?

SHEILA. Parce que ce spectacle était tellement beau qu’il aurait été dommage de ne pas en laisser une trace, dirais-je modestement (rire). Plus sincèrement, ce concert était magique et j’ai voulu en garder un souvenir. Je voulais une petite salle et quand j’ai vu le Cabaret sauvage j’ai eu l’impression d’être hors du temps. Je suis tombée amoureuse de cet endroit.

Le Cabaret sauvage est une salle très intimiste. Cela a dû vous changer…

C’est vrai qu’on ne m’imagine pas forcément dans un tel lieu. Je reconnais que c’est difficile de chanter devant les gens de si près. C’est bien plus compliqué que de se produire devant 2.000 personnes. On voit les regards, on peut presque sentir le souffle du public, on a l’impression d’être nue. Emotionnellement c’est très fort.

Que pensez-vous de votre carrière ?

J’ai tendance à oublier les mauvais souvenirs pour ne garder que les bons. Je la regarde donc avec beaucoup de tendresse. J’ai eu énormément de chance. Mon parcours est constitué d’incessants rebondissements. Avec le recul, si je devais changer quelque chose, je serais plus présente sur scène. Je n’ai pas donné de concert entre 1964 et 1985. Depuis 1997, je n’arrête plus. Si je continue à chanter c’est pour donner des spectacles. J’ai l’enthousiasme d’une gamine de 20 ans car, contrairement à certains qui sont sur la route depuis longtemps, je ne suis pas usée.

Ces dernières années, on vous a pourtant perdue de vue…

A chaque fois que je sors un disque, on dit que je reviens. J’ai dû faire 45 retours dans ma vie ! C’est ridicule. Quand on ne vous voit plus à la télévision les gens ont l’impression que vous n’existez plus. Et pourtant je n’ai jamais autant chanté de ma vie !

Pourquoi ne participez-vous pas au spectacle Age tendre et têtes de bois ?

J’ai la chance de pouvoir me produire toute seule. Tous ceux qui participent à cette tournée ont été très connus à un moment, puis ils ont disparu. Pour eux c’est génial.

Pour le milieu homosexuel vous êtes une icône. Cela vous flatte-t-il ?

Si c’est vraiment le cas, j’en suis ravie. Je suis vraiment contente quand je les vois dans mes spectacles. Ils savent enflammer la salle et grâce à eux il y a d’excellentes ambiances dans mes concerts.

Que pensez-vous de la jeune génération actuelle d’artistes ?

Elle chante beaucoup mieux que les yé-yé à leurs débuts. J’aime Nadiya, Amel Bent, Olivia Ruiz et son univers. Même si ce n’est pas très original, j’apprécie aussi Christophe Maé et Christophe Willem. Enfin j’adore MC Solaar.

Sheila, c’est écrit, chez Warner.

Edition France Soir du mardi 22 janvier 2008 n°19701 page 21

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